Escapade autour de Peyriac de mer

Le massif de la Clape fermé en raison des risques élevés d’incendie, je décide d’aller explorer ce matin le secteur de Bages et de Peyriac de mer quelque peu épargné du tourisme de masse et de ces interdictions estivales. 8h, décollage du parking de Bages qui se réveille doucement devant un splendide lever du soleil sur l’étang du même nom, le ride ne peut pas mieux débuter !

Après avoir emprunté les petits pontons que longent les abords de l’étang, je m’échappe du village par une longue ruelle qui plonge brusquement dans la garrigue via un sentier bucolique entre oliviers et vignes sauvages. Rivé sur la trace GPS inspirée de JPR31, maitre des lieux, je prends mes marques, certains passages étant bien cachés, la nature ayant repris ses droits… En évitement du Pech Piérat, je retrouve le bitume de la route de Peyriac, devant l’étang de Saint Paul ou quelques hérons et cormorans me saluent au passage. Juste après le Roc du Salin, direction les carrières en bordure de l’étang sur une piste large, creusée d’ornières, en contournement du massif entre terre en éveil et mer d’huile, un régal. La fin de la boucle est saluée par un balai majestueux d’une patrouille de flamands roses en plein décollage au ras de l’eau… Je file alors tout droit sur les pontons de Peyriac pour une transition d’un autre temps avant d’entamer une seconde boucle tout en haut des crêtes. Si l’ascension se mérite, la progression en balcon est de toute beauté en surplomb de l’étang du Doul dans un panorama format XXL. Sur ces sentiers calcaires travaillés et enracinés, c’est déjà la dévalade vers la digue qui me ramène au village.

Serpentant dans les ruelles étroites, je retrouve le chemin rocailleux des Clauses puis après un peu de jardinage et d’escalade, voilà les bords de l’étang vers l’Oeil du Chat. Je m’arrête un instant sur le spectacle des pélicans et des girafes de la réserve africaine de Sigean juste en face avant de reprendre ses sentes exigeantes et parfumées en retour vers le village de Peyriac. Pas de place pour la pause, voilà le long chemin de Saint Paul dessiné telle une étroite piste et qui file dans la nature laissant rapidement les dernières habitations pour une longue traversée en immersion entre vignes, roseaux et autres bambous. Face à Prat de Cest, je bifurque à gauche sur le large sentier en remontée abrupte de la Combe Vieille avant de poursuivre jusqu’à Pech Crouchet pour une vue splendide en balcon sur le village haut perché de Bages. Il ne me reste plus qu’à me laisser descendre vers le village et le parking au bord de l’eau. Au final, splendide ride de 36km avec pas loin de 600m de D+ tout de même. C’est promis , on reviendra !

     

     

     

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