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 20 mai 2012 Gilou  commentaires () « …Il est 6h30 quand Jérôme et moi prenons la route vers Cahors. Le temps annoncé ces derniers jours est bien au rendez-vous lui aussi, néanmoins il ne rabat pas notre allant. Passé une petite halte pour prendre un café sur une aire d’autoroute et nous voici enfin arrivés à la Rozière vers 8h00. Nous remplissons les formalités d’usage puis nous nous engageons sur le 40km, compte tenu de l’exécrable météo. Nous rattrapons rapidement au profit d’une jolie descente, un petit groupe de 4 personnes avant de nous rendre compte tous ensemble que nous venons de court-circuiter une partie du tracé. Jérôme et moi serons les seuls à rebrousser chemin afin de bien réaliser l’ensemble du parcours. Donc la jolie descente se transforme en une belle montée… Finalement, nous reprenons la bonne trace, précédés d’un autre groupe que nous doublerons à la faveur des montées mais qui me doublera à la faveur des descentes boueuses. Ce petit jeu durera longtemps me concernant car Jérôme, bien qu’en mode économie en vue de la transvé, descend aussi fort qu’il ne monte. Pourtant, je ne le perds pas de vue et c’est déjà pour moi une première victoire.
Une rando sans bricolage n’en serait point une. C’est donc traditionnellement qu’un petit réglage d’indexation se réalise rapidement. Passé cet aléa, les chemins se succèdent tandis que la pluie redouble. L’eau ruisselle dans les côtes et stagne dans les sous-bois, rendant par endroit l’exercice délicat et le passage dans les flaques obligatoire. Une première descente engagée dans le pierré, ponctué de nombreuses marches, me rappelle que l’expérience commence à payer. Ainsi une deuxième précédant le ravitaillement me permet de doubler quelques concurrents sur des marches très osées. C’est d’ailleurs à cet endroit que le photographe officiel s’était positionné. Nous quittons rapidement le ravito et continuons sur le 40, délaissant le 60 et 80. Nous nous enfonçons dans une sombre forêt au profit d’un long single que nous devinons à flanc de colline (En fait, mes lunettes sont saturées de boue comme mes gants). Nous doublons quelques concurrents puis au sortir de celui-ci la pierre succède à la boue en montée comme en descente. Nous ne verrons plus grand monde à partir de cet instant. Au cœur d’une forêt mixant feuillus et « sapineux », nous jouons à serpenter en frottant les épaules avant de remonter en direction du retour. Jérôme m’attend suite à quelques douleurs dorsales puis nous arrivons à La Rozière repeint de la tête aux pieds. Le parking ne s’est pas trop vidé et nous devinons que peu de monde s‘est présenté cette année.
Au final, une sortie quelque peu gâchée par la pluie et un regret que le parcours ne nous ait pas amené du côté de Cahors et du pont Valentré. Peut-être était-ce le cas sur le 60 ? 4h10 pour 3h40 de pédalage et 1100 m de D+. Merci à Jérôme de m’avoir attendu par endroit et bon courage à lui pour la transvé. » C’était Christophe de retour de Cahors.

la trace GPS du 44 km
 14 mai 2012 admin  commentaires () Après quelques bifurcations et haltes touristiques la veille et avant-veille …on y est ! Le campement de base prends forme à Tuchan après avoir visité la cave et les alentours … Les soutes du CC biens remplies, nous nous installons au camping, à coté de Zardhal et de Rowell et en compagnie de Jérôme et Thierry suivis par Stéphane et Steven. A l’heure de l’apéro un petit coucou aux maillons voisins pour parler de la Transvé puis c’est l’heure de manger des nouilles à gogo, tout le monde est au lit vers 23h…
Jour J : Réveil vers 6h30, Jérôme a déjà avalé ses deux bols de semoule pendant que Steph se gave de lait (ce n’est pas un normand pour rien). Thierry a adopté le régime ECL (sardines). Quand à moi, t-dej plus classique + anti crampes et petit guronzan … pour assurer un réveil difficile perturbé depuis 4h par de maudits piafs des Corbières…
Départ en vélo du camping, après les inscriptions nous sommes prêts à décoller vers 7h40, le raid part au nord-ouest. Avec Thierry direction plein est pour la Gaillarde. Nous quittons donc le village de Tuchan par la route de Narbonne et après quelques km de chauffe sur le bitume c’est la première ascension sur piste en direction du col de Les. Je lâche Thierry pour changer de partenaire : Patatrak. Nous montons cool tout en faisant connaissance, il reste pas mal de bornes devant … Après avoir contourné le pic de Montmal, vient la première descente pour croiser la D611. Le soleil est voilé, le vent ne nous lâche pas malgré des passages bien abrités. C’est vers le col du Barou que je rencontre David de Béziers, nous entamons alors ensemble une belle descente en direction du ravito de la Nouvelle. La saucisse grillée au sarment s’apprécie même à 9h30 du matin avec 20km d’avalé (je parle du compteur, pas de saucisse !). C’est reparti en compagnie de Patrick pendant que quelques « avions » nous doublent dans le vallon de la source. C’est à nouveau une grimpette vers 353m d’alti. J’y rattrape David pour apercevoir en panoramique le château d’Aguilar posé devant le mont Tauch, superbe carte postale ! Nous enchainons par un single descendant bien joueur et regagnons à nouveau le bitume sur la route de Vingrau, bifurcation du 30km qui ramène à Tuchan.
Lieu de regroupement : on fait quoi ? Bah David, Patrick et moi nous continuons bien sur, c’est trop bon ! Nous grimpons de nouveau de 166m vers 306m par la cote Longue, puis face à la falaise de Vingrau, voilà au km35, le deuxième ravito, sacrément bien fourni : paté, Fitou… il manque rien ! Encore un regroupement, on échange en se ravitaillant, un tandem mixte nous y rejoint pour un peu de pédalage ensemble (voir photos). Une belle descente nous ramène au gué de Verdouble afin d’entamer la fameuse côte de la mort qui tue. Un peu de bitume au sommet avant de finir la dernière bosse vers le Pilou puis de dévaller encore vers le village de Paziols. Il reste 4km face au vent sur des petits faux plats qui nous ramène à Tuchan, ouf ! Pas mécontent de revoir enfin la cave …
Au chrono : 51km – 4h24 – 1585m de D+ pour ma première Vt’Tauch, un terrain extra sans pièges, un super tracé avec de fabuleux singles. Tout le monde a la banane : des riders aux organisateurs, le top ! Merci à toute l’équipe de Tuchan, team coaché par Philippe. C’est sûr on reviendra l’an prochain encore plus nombreux.
Recup des guerriers : Retour au camping vers 13h après avoir trinqué avec David. Thierry arrive vers 14h après 5h15 de pédalage de Gaillarde. Les raideurs « Escapade » nous rejoignent vers 14h30, ils ont bouclés l’affaire des 69 km en 5h30 environ… On attends avec impatience le CR de Steph et la vidéo de Thierry.— Bruno (Galipo31)

 30 avril 2012 admin  commentaires () Départ 7h45 de Toulouse, arrivés 8h15 à Bessières, sur la route nous croisons déjà des « guidons tordus »… 8h45 – Inscriptions vite faites et hop ! Chris et moi prenons la trace rouge du 41km, une première pour nous dans ce coin de verdure et pays du vin (et de gadoue). Direction Villemur sur Tarn par l’ancienne voie ferrée (la voie verte). Ils ont enlevé les rails, restent les cailloux et certaines parties transformées en piste cyclable. Nous sommes sur la rive gauche du Tarn.
Bon,voilà 13 km d’échauffement à 18km/h de moyenne, mais ça ne va pas durer… Nous arrivons dans le centre de Villemur sur Tarn direction les berges du Tarn. Nous passons le pont suspendu et longeons les berges, les greniers du Roi, Quai Scipion de joyeuse. Nous empruntons ensuite un petit single très proche du bord sur 2 km, cela devient boueux. Chris est chaussé en médusa, la suite lui donnera raison. Km16, lieu dit « Les Pontous » : Les choses sérieuses commencent : 1ère montée bien raide avec racines, ornières et boue. Portage obligatoire, ça glisse. Chris passe devant rapidement. Il a décidé de tracer, je ne le reverrais pas avant le ravito… Arrivés en haut, c’est encore une belle bosse sur 1.6 km environ. Je prends quelques photos en surplomb de cette superbe région. Me voilà seul sur une belle grimpette (alt 192m) via une grande allée en sous-bois (Derrocades, la Colombes). Puis, c’est la dégringolade sur la ferme de Sainte Livrade suivie d’une superbe monotrace le long d’un petit cours d’eau : la Pissolle.
Deux vététistes me rejoignent alors, Philippe et Renan (père et fils), nous ferons la route ensemble. Nous pataugeons dans le Bois Grand sur un single pendant 2km (le mot est faible). Passages à gué, bords de rivière glissants, montées de quelques mètres sans aucune adhérence et même un passage d’escalade avec une corde… Les transmissions sont soumises à rude épreuve et Philippe a quelques soucis avec sa cassette et son dérailleur. La boue est maintenant collante à souhait et alourdit de quelques kilos nos spads jusqu’au blocage de la roue arrière. La séance de nettoyage, nous laisse le temps de faire connaissance. Il a fait la RVO la semaine dernière et me parle de son périple à la Salvetat sur Agout pendant les vacances de Pâques. Ca donne envie d’y aller. (Bon, Guilhem à toi de jouer…)
Au km21, nous attaquons la 2eme grosse montée vers le Lieu dit la Forêt. Le terrain est toujours bien gras. Nous redescendons vers les Gendrous en direction bois du Praunel avant de retrouver une descente délicate en sous-bois, avec ornières boueuses. Qui dit descente, dit montée et c’est ainsi qu’arrive la 3eme cote de 4km (Photos et vu sur le village de Layrac). Nous redescendons sur la Fage, belle descente de 2km… Alors que Philippe et Renan en panne d’eau, s’arrêtent à une maison, je croise Chris qui remonte alors vers moi. Il cherche la trace du 40km. Il vient du ravito à Mirepoix. En fait, le ravito est en bas du km36. (Oui, le ravito était à 4km de l’arrivée vous avez bien lu !). Arrivés au ravito, nous sommes apparemment les derniers, ce qui ne nous empêche pas de gouter la ventrèche et les petits sablés fait maison (délicieux). Vu l’heure : 12h30, nous repartons direct par la route, car on nous attend à l’arrivé ou l’accueil est tout aussi sympa (tout ce qu’il faut pour l’apéro…). Entre-temps, je retrouve Chris qui reviens d’un jardinage pour retrouver le 40km. J’en profite pour discuter avec l’organisation qui confirme les stats : 260 cyclistes avec une 50aine de VTT.
Pas mal pour une première édition bien physique et boueuse. Promis, nos remarques de vététistes seront bien prises en considération pour la prochaine édition. Notamment, un ravito au km20, point lavage vtt et raccourcir 12km de pistes cyclables sans réels intérêts. Une bien belle rando VTT avec du potentiel à développer vu le cadre et les dénivelés. Comme dirait Chris, une édition en septembre/octobre serait l’idéal. Merci à Chris, à qui j’ai oublié de mettre des cailloux dans son camelbag, ainsi qu’à Philippe et Renan (un fidèle lecteur de VttEscapade). Bravo aux membres du club des Guidon Bessiérains, pour leur organisation et pour leur accueil. By ThieryG en direct de Bessières.

 16 avril 2012 Gilou  commentaires () Malgré cette 9ième édition particulièrement ventée du Printemps de Lilian, nous étions bien présents pour affronter ce fameux Cers et profiter de ces superbes paysages du littoral Audois. Basés pour la week-end en campement de base sur Gruissan, nous arrivons tôt ce dimanche sur La Palme. M’accompagnent Bruno, Jérome, Christophe, Thierry et Guilhem qui découvre les sentiers du narbonnais… Après les formalités d’usage, direction le parc éolien de Corbières Maritime, histoire de réchauffer les organismes sous les énormes ventilateurs. Ca tournicote, les rafales nous rappellent qu’Eole est bien parmi nous, dans ces pierrers en direction du Plat des Graniers. Au niveau de la Castanière, nous dévalons enfin en contre bas pour rejoindre le secteur des 3 fontaines et le ravito à suivre. C’est en quittant le sentier Cathare à la poursuite de mes camarades de jeu, qu’une erreur de trajectoire m’éjecte violemment de ma monture. Un OTB plus vrai que nature dans lequel mon poignet droit heurte les gros cailloux dans un secteur qui ne semblait pourtant pas des plus délicats. La douleur ne se faisant pas attendre (les copains non plus d’ailleurs), je me remets rapidos en selle avant de refroidir. Heureusement, la pause ravitaillo n’est qu’à quelques encablures, cela me permet d’évaluer ma blessure. Bien diminué, je décide de bifurquer sur le 35 km et laisser les plus courageux continuer sur le grand parcours des 55 km qui promet… Sans trop trainer et accompagné de Guilhem et Thierry, nous prenons donc sagement congé de nos trois autres riders qui filent déjà vers les crêtes et le Crés de la Ginestelle…
De notre coté, nous contournons Roquefort des Corbières avec de belles rafales qui ne faiblissent pas. La progression est quelques peu laborieuse mais heureusement, le parcours reste varié et de toute beauté avec de sympathiques passages en singles et sous-bois. Nous rejoignons ainsi la superbe Combe de l’Aval enfin protégé quelques instants de cette météo capricieuse. Voila les derniers km, le long de l’autoroute, dernier tronçon avant de retrouver le village de La Palme que l’on devine au loin. Ca y est, enfin le parking et c’est avec un grand soulagement que je pose ma monture … Une dernière restauration locale agrémentée de Muscat et Grenache.. avant que je salus mes amis et que je file tant bien que mal voir le toubib …
… et pendant ce temps, Bruno le trappeur raconte : » … Après le premier ravito, nous décidons donc de partir avec Jérôme et Chris sur le 55km… Nous perdons Jérôme à la bifurcation du 35/55km, trop pressé de rouler en peloton. Impossible de le rattraper pour lui indiquer son erreur… Nous poursuivons donc à deux avec Chris la trace du 55km, la partie la plus dure commence alors sur les crêtes avec un vent énorme. Après un stop graissage du jeux de direction sur le spad de Chris, nous continuons. Déjà 30km mais le plus dur reste à faire… Après une superbe descente engagée et un passage à gué immergé (mi-cuisses), toujours le vent, des rochers et des montées… Stop rapide au deuxième ravito, encore 3km de montée avant enfin de redescendre en vue de l’autoroute. C’est la que je perds Chris, poursuite sur le bitume en logeant l’A9, puis le village de la Palme est en vue. »
Malgré cette météo perturbante et ma violente chute, superbe rando bien physique sur un parcours revisité de toute beauté tracé en sens inverse cette année pour l’occasion. Bravo à l’organisation et à la prochaine surement !

Nb : De retour toubib + radio …. Grosse entorse agrémentée d’un arrachement osseux coté scaphoïde. Bilan attelle + repos obligatoire
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