La Médocaine Edition 2019

Après cette première participation l’an dernier en mode repérage avec Alain et Yvan, nous nous étions promis de revenir en force cette année. Cette fois, Sylvain, Bruno, Nico, Eric et Alain m’accompagnent pour l’édition 2019. Sous un surprenant et brusque orage local, nous nous retrouvons donc ce vendredi en fin d’aprem sur Arsac pour la recup des fameuses plaques et le début des festivités… Pour l’occaze, nous logeons pas bien loin, à Saint Médard, dans une splendide maison tout confort. Après un rapide tour du propriétaire, nous investissons les lieux puis passons rapidement aux choses sérieuses : Apéro  + Pasta party. 2 à 3 T’punch, bières et quelques belles déconnades plus tard, agrémentés de produits régionaux (foie gras maison, Melsat, quiches …) sans oublier les pâtes préparées par amour par le chef Bruno, nous terminerons la soirée après une ultime rasade de rhum arrangé cuvée Nico …  Allez tout le monde au lit !

Debout là dedans, il est 6h00 ! Pas trop le temps de trainer entre préparatifs, t dej … il est trop rapidement l’heure de décoller, attendus sur la première vague au départ ! Bien sûr à 6, c’est plus long de mettre la machine en route et nous arrivons sur zone, quelque peu à la bourre, les premiers parkings étant déjà bien bookés, on nous fait signe de nous parquer plus loin… C’est donc en mode boost que nous nous activons pour les derniers ajustements des spads, déguisements avant de rejoindre la zone de départ… Il est 07h50, autour de nous ça bouge aussi beaucoup, de nombreux riders bariolés, colorés en tout genre convergent sous un ciel encore bien timide et gris. 07h55, les diables de Vttescapade sont en pré grille, les animateurs sont déjà chauds bouillants, l’ambiance monte d’un cran quand les dernières secondes s’égrènent en coeur. Go, c’est partit ! Bon, le départ n’est pas franchement violent, faut dire que 320 vététistes tout justes réveillés et partants pour le 80 km, c’est très progressif et le cordon s’allonge gentiment prenant un peu de vitesse en sous bois ou ça zigzague entre les quelques flaques de la veille. Puis, nous alternons entre ces fameux chemins dans les vignes, de maigres portions de bitume et de larges pistes avant le premier ravito, on a déjà fait 10 bornes !  Un peu de sucré, quelques fruits secs et c’est repartit mais pas pour très longtemps jusqu’au château d’Angludet pour la première dégustation liquide ! Nous trinquons à Yvan, absent et qui nous manque pour ce premier godet de médoc un peu frais et qui accroche ! Ca y est, nous sommes maintenant bien dans le tempo, les visites et les traversées de châteaux s’enchainent. Les superbes demeures rythment nous progression entre les rangs de vignes, ces chemins agricoles parfois sablonneux et quelques sous bois bien roulants. Au loin, en suivant le cordon bariolé qui serpente dans ces panoramas splendides, on devine la prochaine étape sous un soleil timide mais qui s’invite tranquillement à la fête, c’est trop bon ! Bruno et son Giant nucléaire aux avants postes, Eric, Sylvain et Nico qui n’en perdent pas une miette, Alain et moi en revisite, on se régale ! Du domaine prestigieux et sublime de Margaux, voilà la superbe halte chez la Mademoiselle de Margaux et son chocolat qui surprends la papilles. Ici, point de dégustation viticole mais des saveurs mêlées de chocolats, menthe, orange, armagnac, kirsh …  Il faut insister pour arracher Eric de ces fameuses cerises … Nous filons maintenant franchement plein nord toujours sur ces terres domaniales réputées.  Au passage des grilles des domaines que nous traversons, à chaque fois, c’est le même scénario qui se répète entre découverte, pauses photos, franches déconnades bouclées le plus souvent par un selfie du groupe… 

Après avoir trainé sur le ravito BBQ magistral de Lamarque, nous nous attardons au Château Lamothe dans ce cadre enchanteur. Entre dégustation, la dédicace spéciale Nico du groupe de musique dans un « Back in Black » revisité est encore un grand moment de plaisir et de régalade. Nous poursuivons toujours cap au nord pour les derniers châteaux de la grande boucle.  Juste après le château Lanessan, survient le seul incident du périple. Ma cape rouge pourtant bien éprouvée l’an dernier, passe brusquement dans les rayons de ma roue arrière, l’attache me cisaille le coup et m’oblige à un arrêt d’urgence. Roue bloquée, marque de brulure au coup, démontage de la roue arrière, pneu complétement déformé, la pause technique s’impose et heureusement, tout rentre dans l’ordre rapidement sans dégâts, ni gros bobos. Je suis clairement passé tout proche de la correctionnelle sur ce coup ! Bien sûr, les copains vont faire preuve de pas mal d’imagination devant ma pseudo balafre autour du coup, je vous laisse imaginer

Après cette interruption bien involontaire, nous reprenons notre progression et virons franchement vers le sud sur la trace retour. Comme à l’habitude, les vignes, les sentiers, autres châteaux et demeures s’enchainent, cadencés en ravitos, dégustations de crus et autres belles surprises. Sur le retour, nous regrettons juste que le salé n’alterne pas plus les ravitos sucrés surtout que midi passé, la fameuse halte BBQ de 10h30 entre saucisse et merguez de Lamarque nous semble maintenant bien loin ! Qu’à cela ne tienne, il y a toujours autant d’animation, de bénévoles bien sympas sur le passage et la fête ne semble jamais s’interrompre. Plus que 20 km puis 15 km et enfin un ultime ravito salé ou nous retrouvons enfin les équipages des petits circuits dans des déguisements parfois bien insolites. Dernière portion avant l’écurie et le passage obligé aux « Graviers » ou une halte marine faite d’huitres et de blanc de « Graves » nous attends comme une ultime récompense avant l’arrivée finale. Si tout le monde ne se jette pas sur les huitres, pas grave j’en connais qui en mange pour les autres  ! Nous repartons enfin pour les derniers kilomètres de notre grande boucle qui sent l’écurie.

Si le final est moins fluide avec pas mal de monde sur les derniers sentiers, juste avant la banderole finale, nous nous retrouvons, histoire de franchir la ligne tous ensemble comme nous avons débuté le matin. Plus de 7h30 et 82 km plus tard, sous les applaudissements de spectateurs en délire, nous terminons cette fameuse 21 iéme édition de la Médocaine, des images plein la tête, des saveurs plein le bide et une envie communicative de ne pas s’arrêter ! Allez, un dernier passage au stand, histoire de récupérer les derniers cadeaux et la médaille souvenir avant de savourer tous ensemble une mousse bien fraiche.

Sur ce dernier round, Alain et moi, plions bagages pour se rentrer dans nos chaumières sur Toulouse pendant que nos copains se ressourceront un peu avant d’entamer la soirée de clôture prévue…

Merci les copains pour ce beau ride partagé, merci l’orga, les bénévoles qui font de cet évènement un superbe rendez vous à la fois sportif et festif. A très bientôt, c’est sûr !

Tout l’album photo bientôt dispo…

 

 

 

 

 

Sur la trace de la Pratgestoise

Comme à mon habitude lors de récents séjours sur Narbonne, je contacte quelques jours avant la communauté des SingleQuest toujours partante pour un ride local. Pour ce dimanche matin, Sylvain et Christophe me proposent une sympathique virée dans la Clape du côté de Gruissan. Malheureusement, c’est sans compter sur l’arrêté d’interdiction d’accès au massif  publié tardivement le samedi soir par la Préfecture qui forcément est venu perturber notre planif… Sans tergiverser, Sylvain et Christophe me suggèrent alors un remake de la Pratgestoise 2018, rando à laquelle je n’avais pas pu participer pour cause de Roc Trespouzien. L’occasion est effectivement trop belle et sans hésiter une seconde, le rendez-vous est pris de bonne heure pour en découdre avec cette fameuse trace.

Dimanche matin, il est 7h15 du coté de Prat de Cest sur la RN quand je retrouve mes guides locaux : Sylvain et Christophe. Sans attendre que la chaleur s’installe pour la journée, nous traversons rapidement le village avant de basculer de l’autre côté de l’autoroute afin d’attaquer les choses sérieuses. La pinède nous happe d’entrée de jeu dans une succession de monotraces montantes puis descendantes, histoire de donner le ton de ce qui nous attends ! Même si le massif n’est pas immense, les sentiers s’enchaînent dans ce dédale de singles, superbement dessinés par les traceurs de la Pratgestoise. Les passages ludico-techniques se succèdent inexorablement de bosses en bosses entre les racines des pins maritimes qui en ont vu d’autres. Marquées par quelques marches, nous alternons de belles dégringolades raides et rapides, tournicotant entre les pins et la garrigue remplie de senteurs méditerranéennes. Bercés sur ces singles sinueux qui remontent régulièrement en balcon sur les crêtes, nous profitons à fond de ces moments magiques qu’imposent ces changements de rythme et les superbes pauses obligatoires en face des étangs, de la pinède, de Bages ou encore de Narbonne dans des panoramas XXL.

Même avec une altitude max de l’ordre de 104 m, nous cumulerons quand même, au final,  plus de 900 m de D+ sur les 35km d’un tracé mariant subtilement à la fois l’intense, le technique et le ludique.
Bravo à mes guides locaux : Sylvain et Christophe pour cette belle matinée ! Tout était impec, un guidage efficace dans la bonne humeur habituelle communicatrice comme vous savez en faire un superbe moment de VTT.  Alain J

   
   
   

La trace du parcours 

Sous le cagnard à Carla-Bayle !

Ce dimanche, filons en Ariège pour la traditionnelle rando Arize-Lèze dans sa 5iéme édition et première pour moi. La départ est prévu depuis le village de Carla-Bayle à une petite heure de la maison. Après l’invitation de Jean de venir partager cet événement Ariégeois, histoire de mieux connaitre son terrain de jeu, je lance tardivement la planif et du coup Renaud m’accompagne, suivent Didier, Yann et Alain qui après quelques hésitations décident d’emboîter le pas sur le grand circuit.

7h45 en direct du parking du gymnase de Carla, inscriptions et café matinal bouclés, nous retrouvons Jean et son superbe Levo pour les derniers préparatifs d’avant départ. Dans une température encore agréable, nous décollons de Carla et saluons au passage l’arrivée du reste de la team Vttescapade qui nous rattrapera surement assez vite ! Le village étant bien perché, nous plongeons sur les premiers sentiers à la conquète d’un parcours annoncé bossu. Même si le terrain est archi sec voire cassant, Jean surpris par un large trou boueux resté à l’ombre nous rappelle qu’il est facile et rapide d’aller au tas en quelques secondes (heureusement sans bobos). Nous progressons rapidement alternant petites portions bitumeuses et larges pistes à la découverte de superbes vallons avec en arrière plan la découpe d’une chaîne des Pyrénées quelque peu embrumée.

Bien en rythme et après la montée de la Bourgère, à Rebaillou, Jean ouvrant la voie sur son Levo, nous attaquons la longue ascension vers le Dolmen de Seignas alternant bitume, larges pistes et pour finir champs de cailloux énergivores du Plantaurel. Au dolmen, si l’équipe au complet se retrouve pour la photo en haut du gros cailloux, nous poursuivons en balcon sur les crêtes pour une séquence bien sympa malgré toujours ces pierrés qui exigent une vigilance de tous les instants. Laissant à mi parcours nos copains décidés sur le grand parcours, nous basculons sur une belle dévalade technique, boisée, fort sympathique jusqu’à Montfa ou le ravito est installé ! Après un bon quart d’heure de pause sucré-salé, histoire de recharger les organismes, ça repart sous un cagnard maintenant bien là. Heureusement, la trace prends des couleurs différentes, en partie ombragée et moins cassante. Nos ondulations se poursuivent alors dans des paysages plus classiques en alternance de petites portions de routes, de pistes particulièrement éprouvantes et quelques phases descendantes bien agréables. Alors que l’écurie se rapproche, une crevaison de mon pneu arrière nous force à la pause technique avant d’entamer le final de la rando.

Encore une séquence sévère sur une portion de tôle ondulée marquée de sabots de vaches avant de basculer sur le dernier vallon pour remonter vers le village tout la haut. Il est plus de midi, ça tape grave sur les casques et les derniers hectomètres sur le bitume semblent interminables. Enfin, voilà le parking et la banderole d’arrivée ou nous attends le pointage.  Nos montures au repos, c’est d’abord autour d’une mousse bien fraîche suivi du repas réparateur que nous nous retrouvons pour partager encore ces derniers bons moments.  Bravo l’organisation pour la découverte même si du single plus tournicotant nous a un peu manqué sur ce tracé particulièrement exigeant. Merci à mes camarades de rando pour cette matinée bien sympa. Désolé aux copains du 50km arrivés plus tardivement et que nous n’avons pas pu attendre pour partager leur impressions. 

      

      

Ca Barberoule à Gruissan !

Sous un cagnard franchement estival, je découvre au hasard d’une banderole l’existence de la rando VTT la Barberoule prévu ce dimanche sur Gruissan. Manque de chance, pour une fois, je suis venu sans mon spad préféré mais qu’à cela ne tiennes, je devrais bien en dégoter un… Samedi soir, il est 18h quand en direct du loueur des Ayguades, j’adopte un splendide …  Decat RockRider520 pour la rando du lendemain. 

Dimanche 7h00, à la fraiche (ou presque) direction le stade pour les inscriptions vite bouclées. Alors que le parking se remplit, j’avale un café et hop, me voilà sur la trace du circuit 27/40km. Nous laissons rapidement la piste cyclable pour filer vers le Bouis et se mettre rapidement à l’ombre dans la Clape. D’entrée de jeu, la trace tournicote à souhaits, enroulant de lacés les pins maritimes sur un terrain dur et caillouteux sans véritables surprises. Si je retrouve de belles séquences habituelles, j’alterne également avec de nouvelles variantes joueuses parfois bien techniques. Le rockrider ne sent pas trop mal dans cette première partie relativement peu exigeante quand je bascule à Tintaine jusqu’à Pech Rouge sur un singletrack plongeant de toute beauté. A Pech Rouge, je laisse le bitume après 100m d’ascension pour encore de beaux enchainements en remontée vers le secteur de la vigie. Je bifurque, tourne et retourne dans un dédale de singles et de belles portions empierrées ou le decat montre ses limites (le pilote aussi surement..). Le ravito sous la vigie arrive à poings nommés pour la pause révigorante qui va bien. Un peu de salé, sucré et ça repart vers Saint Obre avant le secteur de la chapelle ou je décide d’écourter la rando à cause d’un timing quelque peu serré. Après 2h40 de pédalage, je retrouve les Ayguades sous un soleil bien installé. Merci l’orga pour cette belle escapade qui m’a permis de découvrir encore de nouveaux sentiers à revisiter bien vite !