Clape Hivernale

Avec une crise Covid omniprésente et cet hiver à la fois glacial et pluvieux, j’ai décidé de poser mes crampons en ce mois de janvier du coté de Gruissan un peu plus à l’abri des tumultes de madame météo … C’est donc au fil de plusieurs très long week-end que la Clape est (re)devenue mon terrain de jeu favori en ce début 2021.

Si les traces permettent, sans limites, de varier les plaisirs pour des rides d’une petite heure à la journée, j’aime arpenter ces longues boucles en enchainements de singles, alternant ces formidables sous-bois empierrés à souhaits qui agrémentent le pilotage et le plaisir. Ainsi, depuis les Ayguades et en montée vers la vigie, laissons la route verte filer pour enquiller un début de trace en montée sur les vignes de la Bédarde avant de redévaler presque direct sur les Abattuts.
En contre bas de la tour de la vigie, après un spot bien technique, le secteur des Gaités offre un dédale de sentiers resserrés en retour vers la combe de Tintaine. On frôle Saint Ôbre avant cette fameuse monotrace en finish dans les buis et de basculer vers Crouzet pour un rattrapage du circuit N°3. On quitte ensuite le balisage pour le contournement en devers vers le trou de la Crouzade. Entre racines et belles marches, la remontée de la Goutine se mérite avant d’enchainer vers les gravières de Castella.

Si la séquence en retour vers le secteur des Fontaines de Chevriers et sa superbe monotrace en balcon des réservoirs du Peyral reste toujours aussi ludique, la poursuite vers Chaucholes ajoute encore du bonheur en remontée vers le fameux Planal de la Passe. La dévalade rocailleuse nous ramène alors en descente rapide entre racines vers Tintaine. Si la remontée vers la Garrigue, marque un peu la pause de cette séquence bien intense et rythmée, une ultime monotrace quelque peu exigeante annonce une dernière transition retour vers les vignes de la Bédarde avant la descente empierrée qui sent l’écurie aux Ayguades en bordure de mer…  Pour ceux qui veulent y gouter : La trace GPX

La Clape revisitée

GPS_BlueUne belle boucle dans le massif de la Clape au départ des Ayguades pour un max de singles joueurs et variés dans un ride technique et formidablement joueur!

Gruissan (11)   23km  / 410m  D+

Boucle revisitée (0) - (Téléchargement soumis à abonnement préalable)

La Médocaine Edition 2019

Après cette première participation l’an dernier en mode repérage avec Alain et Yvan, nous nous étions promis de revenir en force cette année. Cette fois, Sylvain, Bruno, Nico, Eric et Alain m’accompagnent pour l’édition 2019. Sous un surprenant et brusque orage local, nous nous retrouvons donc ce vendredi en fin d’aprem sur Arsac pour la recup des fameuses plaques et le début des festivités… Pour l’occaze, nous logeons pas bien loin, à Saint Médard, dans une splendide maison tout confort. Après un rapide tour du propriétaire, nous investissons les lieux puis passons rapidement aux choses sérieuses : Apéro  + Pasta party. 2 à 3 T’punch, bières et quelques belles déconnades plus tard, agrémentés de produits régionaux (foie gras maison, Melsat, quiches …) sans oublier les pâtes préparées par amour par le chef Bruno, nous terminerons la soirée après une ultime rasade de rhum arrangé cuvée Nico …  Allez tout le monde au lit !

Debout là dedans, il est 6h00 ! Pas trop le temps de trainer entre préparatifs, t dej … il est trop rapidement l’heure de décoller, attendus sur la première vague au départ ! Bien sûr à 6, c’est plus long de mettre la machine en route et nous arrivons sur zone, quelque peu à la bourre, les premiers parkings étant déjà bien bookés, on nous fait signe de nous parquer plus loin… C’est donc en mode boost que nous nous activons pour les derniers ajustements des spads, déguisements avant de rejoindre la zone de départ… Il est 07h50, autour de nous ça bouge aussi beaucoup, de nombreux riders bariolés, colorés en tout genre convergent sous un ciel encore bien timide et gris. 07h55, les diables de Vttescapade sont en pré grille, les animateurs sont déjà chauds bouillants, l’ambiance monte d’un cran quand les dernières secondes s’égrènent en coeur. Go, c’est partit ! Bon, le départ n’est pas franchement violent, faut dire que 320 vététistes tout justes réveillés et partants pour le 80 km, c’est très progressif et le cordon s’allonge gentiment prenant un peu de vitesse en sous bois ou ça zigzague entre les quelques flaques de la veille. Puis, nous alternons entre ces fameux chemins dans les vignes, de maigres portions de bitume et de larges pistes avant le premier ravito, on a déjà fait 10 bornes !  Un peu de sucré, quelques fruits secs et c’est repartit mais pas pour très longtemps jusqu’au château d’Angludet pour la première dégustation liquide ! Nous trinquons à Yvan, absent et qui nous manque pour ce premier godet de médoc un peu frais et qui accroche ! Ca y est, nous sommes maintenant bien dans le tempo, les visites et les traversées de châteaux s’enchainent. Les superbes demeures rythment nous progression entre les rangs de vignes, ces chemins agricoles parfois sablonneux et quelques sous bois bien roulants. Au loin, en suivant le cordon bariolé qui serpente dans ces panoramas splendides, on devine la prochaine étape sous un soleil timide mais qui s’invite tranquillement à la fête, c’est trop bon ! Bruno et son Giant nucléaire aux avants postes, Eric, Sylvain et Nico qui n’en perdent pas une miette, Alain et moi en revisite, on se régale ! Du domaine prestigieux et sublime de Margaux, voilà la superbe halte chez la Mademoiselle de Margaux et son chocolat qui surprends la papilles. Ici, point de dégustation viticole mais des saveurs mêlées de chocolats, menthe, orange, armagnac, kirsh …  Il faut insister pour arracher Eric de ces fameuses cerises … Nous filons maintenant franchement plein nord toujours sur ces terres domaniales réputées.  Au passage des grilles des domaines que nous traversons, à chaque fois, c’est le même scénario qui se répète entre découverte, pauses photos, franches déconnades bouclées le plus souvent par un selfie du groupe… 

Après avoir trainé sur le ravito BBQ magistral de Lamarque, nous nous attardons au Château Lamothe dans ce cadre enchanteur. Entre dégustation, la dédicace spéciale Nico du groupe de musique dans un « Back in Black » revisité est encore un grand moment de plaisir et de régalade. Nous poursuivons toujours cap au nord pour les derniers châteaux de la grande boucle.  Juste après le château Lanessan, survient le seul incident du périple. Ma cape rouge pourtant bien éprouvée l’an dernier, passe brusquement dans les rayons de ma roue arrière, l’attache me cisaille le coup et m’oblige à un arrêt d’urgence. Roue bloquée, marque de brulure au coup, démontage de la roue arrière, pneu complétement déformé, la pause technique s’impose et heureusement, tout rentre dans l’ordre rapidement sans dégâts, ni gros bobos. Je suis clairement passé tout proche de la correctionnelle sur ce coup ! Bien sûr, les copains vont faire preuve de pas mal d’imagination devant ma pseudo balafre autour du coup, je vous laisse imaginer

Après cette interruption bien involontaire, nous reprenons notre progression et virons franchement vers le sud sur la trace retour. Comme à l’habitude, les vignes, les sentiers, autres châteaux et demeures s’enchainent, cadencés en ravitos, dégustations de crus et autres belles surprises. Sur le retour, nous regrettons juste que le salé n’alterne pas plus les ravitos sucrés surtout que midi passé, la fameuse halte BBQ de 10h30 entre saucisse et merguez de Lamarque nous semble maintenant bien loin ! Qu’à cela ne tienne, il y a toujours autant d’animation, de bénévoles bien sympas sur le passage et la fête ne semble jamais s’interrompre. Plus que 20 km puis 15 km et enfin un ultime ravito salé ou nous retrouvons enfin les équipages des petits circuits dans des déguisements parfois bien insolites. Dernière portion avant l’écurie et le passage obligé aux « Graviers » ou une halte marine faite d’huitres et de blanc de « Graves » nous attends comme une ultime récompense avant l’arrivée finale. Si tout le monde ne se jette pas sur les huitres, pas grave j’en connais qui en mange pour les autres  ! Nous repartons enfin pour les derniers kilomètres de notre grande boucle qui sent l’écurie.

Si le final est moins fluide avec pas mal de monde sur les derniers sentiers, juste avant la banderole finale, nous nous retrouvons, histoire de franchir la ligne tous ensemble comme nous avons débuté le matin. Plus de 7h30 et 82 km plus tard, sous les applaudissements de spectateurs en délire, nous terminons cette fameuse 21 iéme édition de la Médocaine, des images plein la tête, des saveurs plein le bide et une envie communicative de ne pas s’arrêter ! Allez, un dernier passage au stand, histoire de récupérer les derniers cadeaux et la médaille souvenir avant de savourer tous ensemble une mousse bien fraiche.

Sur ce dernier round, Alain et moi, plions bagages pour se rentrer dans nos chaumières sur Toulouse pendant que nos copains se ressourceront un peu avant d’entamer la soirée de clôture prévue…

Merci les copains pour ce beau ride partagé, merci l’orga, les bénévoles qui font de cet évènement un superbe rendez vous à la fois sportif et festif. A très bientôt, c’est sûr !

Tout l’album photo bientôt dispo…

 

 

 

 

 

Sur la trace de la Pratgestoise

Comme à mon habitude lors de récents séjours sur Narbonne, je contacte quelques jours avant la communauté des SingleQuest toujours partante pour un ride local. Pour ce dimanche matin, Sylvain et Christophe me proposent une sympathique virée dans la Clape du côté de Gruissan. Malheureusement, c’est sans compter sur l’arrêté d’interdiction d’accès au massif  publié tardivement le samedi soir par la Préfecture qui forcément est venu perturber notre planif… Sans tergiverser, Sylvain et Christophe me suggèrent alors un remake de la Pratgestoise 2018, rando à laquelle je n’avais pas pu participer pour cause de Roc Trespouzien. L’occasion est effectivement trop belle et sans hésiter une seconde, le rendez-vous est pris de bonne heure pour en découdre avec cette fameuse trace.

Dimanche matin, il est 7h15 du coté de Prat de Cest sur la RN quand je retrouve mes guides locaux : Sylvain et Christophe. Sans attendre que la chaleur s’installe pour la journée, nous traversons rapidement le village avant de basculer de l’autre côté de l’autoroute afin d’attaquer les choses sérieuses. La pinède nous happe d’entrée de jeu dans une succession de monotraces montantes puis descendantes, histoire de donner le ton de ce qui nous attends ! Même si le massif n’est pas immense, les sentiers s’enchaînent dans ce dédale de singles, superbement dessinés par les traceurs de la Pratgestoise. Les passages ludico-techniques se succèdent inexorablement de bosses en bosses entre les racines des pins maritimes qui en ont vu d’autres. Marquées par quelques marches, nous alternons de belles dégringolades raides et rapides, tournicotant entre les pins et la garrigue remplie de senteurs méditerranéennes. Bercés sur ces singles sinueux qui remontent régulièrement en balcon sur les crêtes, nous profitons à fond de ces moments magiques qu’imposent ces changements de rythme et les superbes pauses obligatoires en face des étangs, de la pinède, de Bages ou encore de Narbonne dans des panoramas XXL.

Même avec une altitude max de l’ordre de 104 m, nous cumulerons quand même, au final,  plus de 900 m de D+ sur les 35km d’un tracé mariant subtilement à la fois l’intense, le technique et le ludique.
Bravo à mes guides locaux : Sylvain et Christophe pour cette belle matinée ! Tout était impec, un guidage efficace dans la bonne humeur habituelle communicatrice comme vous savez en faire un superbe moment de VTT.  Alain J

   
   
   

La trace du parcours