Sous le soleil de Gruissan

Fallait pas rater ces 3 jours de retrouvailles et d’exploration VTT du coté de Gruissan pour ce grand week-end ensoleillé et sans un souffle de vent.
Retour aux affaires : Après un premier tour de chauffe familial le vendredi en bord de mer et du coté du lac, je part à l’abordage de la vigie ce samedi matin sous un petit 16°c montant … Ca grimpe également du coté des Abattuts avant de rejoindre Vente-Farine puis la vigie après un bref portage. Dans l’ascension, je retrouve caillasse et racines qui font la marque de fabrique de cette Clape toujours aussi exigeante. Après la pause photo de la tour d’observation, face à la mer, la séquence, format XXL,  en balcon pour rejoindre le plateau de la Chapelle entre les grandes épingles gravillonnées constitue toujours un grand moment de pur bonheur.  

Déjà voilà la chapelle puis, d’une traite, la grande dévalade au taquet dans les graviers, histoire de rejoindre rapidement du ludique plus ombragé et en sous bois. Au parking, direction le trou de la Crouzade en contournement des Caunes par ces superbes sentiers joueurs. Signe des dernières intempéries et une fois n’est pas coutume, de belles ravines annoncent leur cargaisons de crevasses et racines qu’il faut s’appliquer à franchir sans oublier ces trous gavés d’eau qui ne perturbent en rien la progression magique en sous bois.  Je bascule déjà vers la fontaine des Chevriers pour une seconde pause au réservoir avant d’enquiller le fameux single en devers toujours aussi bon. Après un bref passage sur bitume, me voilà sur Chaucholes puis le Bouis histoire de rejoindre le trou de Marrou vers Tintaine. La bifurcation en boucle vers le Planal de la Passe permet encore de prolonger l’escapade plaisir. Je rejoint enfin, l’écurie après deux bonnes heures de régalade dans la clape retrouvée et toujours aussi authentique. 

La redécouverte de l’Île Saint Martin est l’opportunité d’un ultime ride dominical entre terre et mer.  Sans être des plus pentues, la trace reste ludique et bien marquée par ses monotraces tournicotantes et empierrées à souhaits enter vignes et massif avant de retrouver les Cabannes des pécheurs de l’Ayrolles annonçant un retour au calme via la digue sur le lac. 

Au total, 80 km de retrouvailles parfois physiques, toujours ludiques qui devraient en inspirer de nouvelles dans les prochains jours… 

      

      

      

Duo dans la Clape

Ce lundi matin, le zeff semble enfin faiblir après 3 jours de rafales à plus de 100 km/h quand … déboule Nico venu direct de Toulouse en quête de découverte de la Clape !

9h, sous un ciel tout bleu, nous décollons en direction du massif qui s’éveille. D’entrée de jeu, c’est la longue montée dans la caillasse puis à droite sur le single de la combe de Tintaine. Nico en apprentissage sur ce nouveau terrain de jeu en profite pour nous gratifier d’une belle cascade sans trop de mal. Ca repart avant de refroidir en enchaînement sur le Crouzet puis Saint Obre via la superbe monotrace joueuse en retour vers le bas de la Chapelle. Nico a la banane, bon signe ! S’en suivent alors les belles enfilades longeant les Caunes puis le single en devers vers le canyon du trou de la Crouzade. Le petit portage qui précède le passage en balcon permet de marquer la pause avant la remontée abrupte à gauche dans le gravier. L’adhérence sous les cailloux qui roulent est assez improbable et après un mini poussage, nous reprenons l’ascension entre les pins maritimes. Après 10 bonnes minutes d’efforts, nous voilà enfin récompensés d’un panorama XXL face à mer par une visibilité parfaite. 

Quelques photos et minutes de contemplations plus tard, C’est la grande dévalade bien engagée qui nous ramène au coeur du massif. Direction la fontaine des Chevriers pour un second point de vue (merci Raymond pour la photo) avant d’enchaîner le fameux single du même nom, ludique et tout en technique. Dans le rythme, nous filons vers Chaucholes avant d’entamer la remontée bien physique du trou de Marrou. Après une ultime pause, la trace nous guide vers Tintaine entre vignes et singles ultra secs et cassants. Ultime bifurcation en remontée vers la Garrigue puis en surplomb de la Bédarde avant de plonger enfin vers Pech Rouge. 

Derniers tours de roues sur le route verte puis en bordure de l’étang avant de retrouver l’écurie pour cette belle boucle qui a visiblement conquis Nico.  Merci Nico pour le partage de ce ride en duo et à la prochaine, c’est sûr !

      

Cordiolo 2017

Un temps idéal cette année pour la Cordiolo qui n’aime pas de coutume trop l’humidité… Je retrouve Steph aux Cabannes vers 8h10. Inscriptions vite bouclées, un oeil sur les circuits en découvrant quelques options possibles …  et hop, c’est partit ! Nous longeons d’abord le Cérou pour rejoindre Vindrac, c’est super roulant, idéal pour tourner les jambes dans cette température matinale bien fraiche. Nous filons ensuite sur Loubers ou l’alternance de pistes et bitume laisse la place à une belle monotrace tournicotante. J’abandonne momentanément Steph sur le grand circuit pour bifurquer via Itzac tout en haut. Après la traversée du superbe village, je retrouve de nouveau le grand circuit dans un magnifique single plongeant, bien joueur jusqu’au ruisseau de Verdier dans un couloir d’arbres couverts de mousse, de terre rouge et pierres glissantes. C’est enfin la remontée vers les Verdiers ou le premier ravito est installé. Entre saucisson, pâté local et fruits secs, j’attends patiemment Stéphane qui ne tarde pas à arriver. Après un petit quart d’heure de pause, direction Maraval et ses fameuses dunes. L’orga nous a réservé cette année un tracé de toute beauté dans les terres rouges. La trace serpente entre les bosses avant d’emprunter le fameux canyon presque à sec cette année. La récré est déjà trop vite terminée et nous retrouvons le tracé habituel vers Lissard puis Marnaves. Subitement le balisage prends de la hauteur en direction du fameux Château de la Prune. La montée sous le cagnard enfin retrouvé se mérite. Au basculement de la route du Pech, je décide de prendre directement sur le bitume histoire de recharger les batteries, rendez vous au ravito, Steph, c’est tout en bas ! La dévalade est salutaire à presque 60 km/h. Déjà c’est le village, la dernière descente, le passage devant la maison familiale juste avant la ravito installé sur le parking.

Steph ne traine pas et me rejoint rapidement après une séquence boisée apparemment de toute beauté. On reprends des forces avant d’entamer le circuit retour sur de larges pistes forestières puis en bordures de champs avant de basculer de l’autre coté du Cérou en direction de la Treyne. Il fait chaud dans la longue montée d’abord sur le bitume puis en sous bois avant que je ne marque une satanée pause bien involontaire…que je ne suis pas prêt d’oublier ! Dans cette fin de montée, les riders se succèdent et lors d’un passage délicat au lavoir, le vététiste devant moi dérape brusquement et s’étale de tout son long. Voulant l’éviter, j’en oubli d’anticiper la belle marche qui nous sépare… Mon spad s’efface sur le coté, moi je bascule de l’autre dans un éboulis d’un bon mètre de haut. De tout mon poids, je heurte violemment le sol. Il me faudra bien quelques bonnes minutes pour retrouver mes esprits, mon spad (resté en haut) et vérifier que je suis encore entier… Mon pouce droit me fait horriblement mal, saigne alors que je me sens à l’intérieur tout mâché …  Avant que ça refroidisse trop, me voilà de nouveau en selle pour en découdre. Une dernière portion boisée pour rejoindre la route, la bifurcation 40/57km et tout à droite pour un retour direct à l’écurie pendant que Steph loin devant, est sur la grande boucle. Allez, encore 5 km, Les Cabannes sont en vue et ses premières ruelles me ramènent directement à la voiture.
Suite à ce dernier épisode, je ne traine pas pour un retour direct et panser mes plaies… L’optimisme initial de mon état se dégradera progressivement dans la soirée avant d’en savoir un peu plus ce lundi (fracture pouce droit, fissure scaphoïde gauche et une cote cassée). Cela n’enlève en rien une excellente et sympathique randonnée dans un secteur que j’affectionne particulièrement enfin … habituellement !

     

     

Les canaux de Gruissan à Agde

sallellesCela faisait bien longtemps que l’envie de voir le canal du midi terminer sa course dans l’étang de Thau me titillait … Profitant d’une semaine de repos en amoureux sur Gruissan, je motive ma moitié pour m’accompagner sur ce périple en lui promettant de belles haltes sympathiques. Pour l’occaze, Fred m’a gentiment prêté sa remorque mono roue Extrawheel que nous n’allons pas manquer de charger comme il se doit : batterie de rechange, matos pour réparer au cas ou, pharmacie, …  Au total une vingtaine de kilos supplémentaires qu’il va falloir faire suivre !

J1 : Gruissan Les Ayguades – Caspestang
P_20160711_075354Ce lundi matin 11 juillet, réveil aux aurores pour partir à la fraiche… Nous décollons vers 07h30 après un rapide demi tour pour cause d’oubli de roadbook…  Le vent est orienté plein nord et juste après le passage devant l’étang de Gruissan, nous sommes face à lui, ça promet ! Planqué derrière le Spé VTC-AE de Claire, nous rejoignons assez rapidement le canal de la Robine en direction de Narbonne. Ca roule fort, la remorque suit bien derrière, impec ! Nous profitons de la traversée du centre ville de Narbonne pour faire la pause tdéj que nous avions zappé au départ. Le temps est au beau, la ville s’éveille tranquillou… Nouveau départ pour rejoindre le canal, la farandole de péniches accostées laisse place progressivement à de larges allées bordées de platanes alors que le vent semble se calmer. A l’écluse de Roanel, nous quittons le canal pour prendre le bitume sur 2 km et rejoindre Cuxac d’Aude. La transition est heureusement rapide et dés l’entrée de la ville, nous bifurquons à gauche sur la digue qui domine le village. Nous longeons ainsi le fleuve de l’Aude pendant un bon moment avant de reprendre une petite route pour Sallelles d’Aude. Nous essuyons alors une surprenante petite averse qui ne dure pas, fort heureusement.
La remontée sous les pins parasols est de toute beauté le long du canal de jonction jusqu’à l’embouchure du canal du midi. Après la séance photo qui s’impose, nous enquillons tout à droite le long du canal. De suite, la magie de la nature opère et sur ce single rectiligne, nous découvrons un cadre superbe avec ces allées bordées de platanes, la quiétude étant juste perturbée par les bateaux qui croisent et nous saluent au passage. Le chemin de halage devient subitement plus capricieux, moins roulant et de grosses racines demandent la plus grande vigilance. Claire est moins à l’aise mais s’en sort pas trop mal et malgré les petites pauses fréquentes, nous progressons à un bon rythme. Les ponts et autres passages dans les herbes s’enchainent et ne semblent pas en finir quand enfin se dégage au loin le clocher de la Collégiale Saint Etienne de Capestang. Encore quelques tours de pédales et nous voilà aux portes du village situé étrangement en contre-bas du canal. La pause repas tombe à point nommé, nous nous posons directement au resto situé en bord du canal. Vu le gros cagnard, la pause s’éternise deux bonnes heures avant que nous prenions la direction de notre chambre d’hôte situé en plein coeur du village. Quelle belle surprise, « les portes du soleil » nous accueillent dans un cadre somptueux bien propice au repos et à la récupération. Après une belle récré en piscine, nous finirons la soirée paisiblement dans le village savourant jusqu’au bout notre première escalej1-27.

J2 : Caspestang -Agde
IMG_3635Après une bonne nuit réparatrice, le superbe tdéj servi en terrasse annonce la couleur d’une splendide journée. Malgré l’ambiance et le cadre bucolique, va falloir y aller… Nous décollons vers 09 heures en remerciant une dernière fois nos hôtes et remontons tout en haut du village pour rattraper le canal. Si Claire remonte comme si tout était plat, de mon coté la remorque semble bien lourde et dure à tirer ce matin… Ca doit être le tdej ! Nous retrouvons les bateaux à quai et reprenons les bords du canal en direction de Poilhes, un sympathique petit village que nous traversons rapidement. Après une séquence de roulage fractionné et accidenté, nous voilà au tunnel de Malpas ou le canal s’enfuit dans la colline. A l’occasion de la petite montée technique dans les cailloux et sous proposition de Claire, nous poursuivons l’ascension vers l’Oppidum d’Ensérune, un site archéologique dominant la vallée et surtout la superbe vue sur l’étang de Montady. La grimpette est rude avec la remorque tandis que Claire m’attends en haut … Pas déçus, la vue est imprenable et grandiose.
En dévalade rapide, nous retrouvons le canal cette fois sur la rive gauche avant de rejoindre le village de Colombiers et son impressionnante base nautique. Le parcours devient plus lisse nous offrant encore de superbes passages ombragés. A l’approche des fameuses 9 écluses de Foncérannes, nous sommes contraints de faire un large détour à cause de travaux en bordure du canal, dommage ! A l’entrée de Béziers, nous retrouvons les quais du pont neuf et la superbe piste cyclable sur laquelle nous filons bon train malgré le monde. Portiragnes arrive bien vite puis nous laissons le bitume pour une piste en terre dans les roseaux et autres bambous. Malgré quelques ornières, c’est bien roulant et après les ouvrages du Libron qui nous obligent à quelques portages, nous rejoignons Agde au niveau de l’écluse ronde. Nous effleurons la ville pour rattraper le canal sur la route de Marseillan. La traversée de la réserve de Bagnas est de toute beauté, sauvage sur un single étroit tournicotant entre les bambous. Au domaine de Onglous, la digue nous guide encore tout au bout jusqu’au phare pour cette embouchure et le terminus du canal qui se jette dans l’étang de Thau. L’arrivée sur le phare des Onglous résonne comme une arrivée triomphale, ça y est, on y est, on l’a fait !  Nous mettrons un bon quart d’heure à savourer l’instant magique avant de rebrousser chemin pour rejoindre notre hôtel à Agde et nous ressourcer à la piscine.IMG_3649

J3 : Agde – Gruissan 
P_20160713_111752Les jambes sont un peu lourdes ce matin pour notre dernière étape et retour. Après un bon tdèj à l’hôtel, direction le canal à Agde pour la trace dans le sens inverse de la veille. Nous retrouvons les pistes et autres monotraces en terres battues avec cette fois, un fort vent de face… A l’abri derrière Claire sur ces chemins de halages, nous filons pour retrouver une dernière fois la piste cyclable pour les quelques kilomètres qui nous séparent de l’écluse de Portiragnes ou nous quittons définitivement le canal. Direction Sérignan par une toute petite route coincée entre les vignes. Nous traversons sans encombre le village avant de retrouver la route des plages avec la circulation dense qui va bien en cette saison… Vite, échappons-nous, voilà le port conchylicole du Chichoulet pour une ultime pause Monaco et Perrier-tranche en terrasse devant les bateaux. C’est pas tout ça, faut rentrer surtout que le vent  n’a pas baissé d’intensité, bien au contraire ! La transition est gaillarde mais bien agréable via les Cabannes de Fleury et les marécages avant de remonter sur Saint Pierre la Mer ou nous retrouvons brusquement la civilisation. Et voilà, nous enquillons la dernière piste cyclable qui nous ramène aux Ayguades via Narbonne Plage, il est midi. Nous retrouvons enfin l’écurie après 3 jours d’escapade sur ces canaux et 175 km de pédalage et des images plein la tête.

La galerie photos complète                                                           La trace GPS du parcours