Grand bleu sans une brise, la matinée s’annonce idéale en ce dimanche 23 mai pour la conquête des crêtes de Conilhac. Dés 7h30, 350 vaillants « riders », casqués, accompagnés de leur plus belles montures convergent vers la place du lavoir au centre du vieux village pour les derniers préparatifs. J’y retrouve Jean Seb (alias seb11), pitchoun11, zorste, hesper11 et quelques autres pseudos de la communauté LPI dont je peux mettre enfin une tête, un blason…
A 8h00 sonnantes, la horde sauvage de destriers s’élance et s’étire rapidement sur le bitume des 2 km d’ascension. Au niveau du col de la Portenelle, nous prenons la direction du rocher du Renard alternant pistes et sentiers monotraces entre taillis et bosquets de thym entrecoupés de franchissements de pierrets. Après une succession de passages variés, face à Montbrun des Corbières, le sentier devient plus technique et fortement empierré avant de rejoindre le fond de Pierre et la dernière dégringolade vers le village, signe d’une halte réparatrice. Rien n’y manque, grillades, fruits secs, crêpes, breuvages divers, bref un peu de « boost » avant d’aborder le gros des festivités. La reprise s’effectue sur le bitume grimpant précédant la bifurcation à droite en montée infernale vers Lausine suivi du Plo du Maurou et ses éoliennes, étrangement immobiles. C’est maintenant le plein cagnard et le parcours toujours aussi joueur et exigeant devient véritablement physique. Le tracé se poursuit sur le sentier encaissé et rocailleux de la traversée de Jaume avant de remonter sur la plateau dans de splendides transitions monotraces boisées, tournicottantes puis ondulantes avant le second ravitaillement qui arrive à point nommé.
L’occasion de stocker quelques sucreries et fruits secs avant d’attaquer le dernier tronçon assaisonné de sous-bois et de pistes forestières elles-mêmes agrémentées par de nouvelles variantes rendant cette fin de parcours originale et de pur pilotage. Enfin, du Plan de la Roche, nous dévalons la Ginestasse qui surplombe Conilhac revenu en ligne de mire. Dans l’euphorie d’une arrivée toute proche, une confusion dans la balisage final nous réoriente vers la parcours familial avant de bifurquer avant la voie ferrée… il est temps d’arriver, les organismes sont éprouvés mais heureusement le dernier ravitaillement, en musique, est à la hauteur de l’effort (grillades suivie de mousses fraîches…). J’y retrouve les potes lpistes arrivés depuis un bon moment…. Nous échangeons copieusement sur ces 40km de pur bonheur. Chapeau aux membres du club organisateur de la sabatiera qui ont su dénicher de bien superbes nouveaux singles rendant ce parcours encore plus joueur et varié. Bravo et vivement 2011 !
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